L´appel du ciel

Le journal des messagers et des apparitions

Saint Curé d’Ars

Quelques Sermons du Saint Curé d’Ars

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Le Jubilé des 150 ans du Saint Curé d’Ars va se clôturer le 1er novembre 2009, en la Solennité de la Toussaint. Cette année jubilaire a été l’occasion de faire mémoire de la vie extraordinaire du Saint Curé et de rendre grâce pour tout ce que le Seigneur nous a donné et continue de nous donner par son intercession. Durant son ministère à Ars, Saint Jean-Marie Vianney a œuvré sans relâche afin que chacun se convertisse en vérité et goûte la joie d’être renouvelé dans la vie d’enfant de Dieu par la Miséricorde, lors de la confession.
Notre Saint Père Benoît XVI a souhaité profiter de la grandeur et de l’exemple de sainteté du Curé d’Ars pour proclamer l’Année Sacerdotale, qui se clôturera à Rome le 19 juin 2010 avec une rencontre mondiale sacerdotale sous le thème “ Fidélité au Christ, Fidélité du Prêtre ”.
A l’occasion de la clôture du Jubilé d’Ars, nous avons souhaité rappeler certaines paroles du Saint Curé, extraites de ses homélies, sur le péché, la confession et la Sainte Messe.

L’envie, la jalousie, la médisance peuvent conduire en enfer

Ceux qui font preuve d’envie, de jalousie et de médisance “ sont semblables aux serpents qui ne se nourrissent des fleurs que pour en faire la matière de leur venin. ” Le Curé d’Ars nous explique que ces personnes sont dévorées par une rage intérieure dont souvent elles ne sont même pas conscientes. Le seul remède consiste à détruire ce “ venin ”. “ Combien ce péché avilit et dégrade celui qui le commet, et combien le bon Dieu l’a en horreur. Ce maudit péché, Saint Thomas l’appelle un chagrin et une tristesse mortels, que nous ressentons dans notre cœur, au sujet des bienfaits que Dieu daigne répandre sur notre prochain. C’est encore, nous dit-il, un malin plaisir que nous éprouvons quand notre prochain essuie quelque perte ou quelque disgrâce. Ce péché est odieux, non seulement à Dieu, mais encore à toute personne qui n’en est pas dévorée. ” Le Curé d’Ars explique que le premier à avoir eu ces sentiments est le démon, dans le Ciel, jaloux que l’homme, inférieur par sa création, soit heureux dans le paradis terrestre. Le Curé d’Ars affirme que ce péché détestable est pervers car ceux qui en sont coupables ne veulent pas croire qu’ils sont coupables et donc ne cherchent pas à s’en corriger ! Et il conclut en citant Saint Jean : “ Comment voulez-vous faire croire que vous aimez le bon Dieu que vous ne voyez pas, tandis que vous n’aimez pas votre frère que vous voyez ?

Les péchés cachés en confession

“ Cacher un péché mortel par honte ou par crainte, c’est mentir à Jésus-Christ Lui-même, c’est changer en poison mortel le remède sacré que la Miséricorde de Dieu nous offre pour guérir les plaies que le péché a faites à notre pauvre âme. C’est nous rendre coupables du plus grand de tous les crimes, qui est le sacrilège. ” Pour faire une bonne confession, le Curé d’Ars insiste sur le fait d’effectuer avant tout un réel examen de conscience. Cela doit se faire dans le calme, en commençant par une prière à l’Esprit Saint, en nous plaçant sous le manteau protecteur de la Vierge Marie. Puis, nous devons graver nos péchés dans notre mémoire de manière à ne pas les oublier lors de la confession. Le deuxième conseil est l’accusation : “ C’est l’accusation qui coûte le plus aux pécheurs orgueilleux ; c’est elle aussi qui fait le plus de confessions sacrilèges. ” Le choix du prêtre est très important lors de la confession, “ il existe ceux qui prient le bon Dieu de trouver des confesseurs qui ne les forcent pas à quitter leurs mauvaises habitudes. Ce sont de pauvres aveugles, qui courent en enfer à pas de géant sans y penser. ” Le Curé d’Ars nous met en garde contre la ruse du démon : “ Ce que le démon fait pour nous tromper, quand nous commettons le péché, il nous le représente comme bien peu de chose. Il nous fait penser qu’il y en a bien d’autres qui en font plus que nous ; ou bien, il nous le représente comme une montagne, il nous en donne tant d’horreur que nous n’avons plus la force de nous en confesser. Si nous sommes trop tourmentés d’avoir caché un péché, pour nous rassurer, il nous dit que nous le déclarerons à la première confession ; ensuite, il nous dit que nous n’en aurons pas le courage ; qu’il faut attendre une autre fois pour le dire. Prenez garde, il n’y a que le premier pas qui coûte ; une fois dans la prison du péché, il est extrêmement difficile d’en sortir. ”

L'unique photo du Curé d'Ars le jour de sa mort ; il a toujours refusé d'être photographié

L'unique photo du Curé d'Ars le jour de sa mort ; il a toujours refusé d'être photographié

Le défaut de contrition est aussi un péché, nous ne devons jamais nous confesser sans demander la contrition au bon Dieu de tout notre cœur, par de ferventes prières.

Ne pas effectuer la pénitence demandée par le prêtre est un péché mortel ! La pénitence doit être faite de préférence à genoux et seul le prêtre qui a donné cette pénitence peut la modifier, en cas d’impossibilité de l’exécuter.

En somme, le Curé d’Ars nous dit qu’il faut mettre tous les moyens possibles de notre côté pour bien faire nos confessions. “ Il ne faut jamais recevoir l’absolution quand nous ne sommes pas dans l’intention de nous corriger ; il ne faut jamais faire nos confessions à la hâte ; ne jamais chercher les termes qui peuvent adoucir l’accusation de nos péchés ou les diminuer à nos yeux ou à ceux de notre confesseur, et ne jamais nous confesser sans bien demander à Dieu la contrition de nos péchés. Enfin, quand il y aurait vingt ans, trente ans, que nous aurions des péchés cachés, il faut vite les avouer ; et si nous sommes sincères, nous sommes sûrs que le bon Dieu nous pardonnera ; au lieu que, si nous attendons à la mort, ou nous ne pourrons pas, ou peut-être même, par un châtiment terrible de la justice de Dieu, nous ne le voudrons pas… Quand nous avons la pensée de cacher quelque péché, pensons vite quels reproches nous fera notre confesseur lui-même au jour du jugement, quand il verra que nous l’avons trompé.

La Sainte Messe

La grandeur du bonheur que nous avons d’assister à la Sainte Messe : “ Allons entendre la Sainte Messe et nous y trouverons la manière de vaincre le démon. ”. Le Curé d’Ars explique que “ si nous avions assez de foi, la Sainte Messe serait un remède pour tous les maux que nous pourrions avoir pendant notre vie ; en effet, Jésus-Christ n’est-il pas notre médecin de l’âme et du corps ? ” Le problème, déplore le Curé, c’est que la majorité des personnes qui assistent à la Messe n’ont pas cette foi.

Les dispositions avec lesquelles nous devons y assister : “ Depuis le commencement jusqu’à l’Offertoire, nous devons nous comporter comme des pénitents qui sont pénétrés de la plus vive douleur de leurs péchés. Depuis l’Offertoire jusqu’à la Consécration, nous devons nous conduire comme des ministres qui doivent offrir Jésus-Christ à Dieu Son Père, et Lui faire le sacrifice de tout ce que nous sommes, c’est-à-dire Lui offrir nos corps, nos âmes, nos biens, notre vie, et même notre éternité. Depuis la Consécration, nous devons nous regarder comme des personnes qui doivent participer au Corps adorable et au Sang Précieux de Jésus-Christ : et il faut, par conséquent, faire tous nos efforts pour nous rendre dignes de ce bonheur. Nous devons surtout nous tenir dans de grands sentiments d’humilité pendant la Sainte Messe. Durant la Messe, Jésus-Christ a les mains pleines de trésors qu’Il cherche à distribuer et, si nous avions le bonheur d’assister saintement et souvent à la Sainte Messe, nous aurions beaucoup plus de grâces que nous n’en avons pour sauver nos âmes et même pour le temporel. ” Dire que nous n’avons pas le temps d’aller à la Messe est un leurre ! “ Ne craignons jamais que la Sainte Messe nous retarde dans nos affaires temporelles ; c’est bien tout le contraire : nous sommes sûrs que tout ira mieux, et que même nos affaires nous réussiront mieux que si nous avons le malheur de ne pas y assister.”

La Messe est le lieu privilégié pour demander à Dieu notre propre conversion : “ Que d’âmes sortiraient du péché, si elles avaient le bonheur d’entendre la Sainte Messe avec de bonnes dispositions ! Ne soyons pas étonnés si le démon nous met dans la tête tant de pensées étrangères. Hélas, c’est qu’il prévoit, bien mieux que vous, la perte que vous faites, en y assistant avec si peu de respect et de dévotion. ” “ Combien le bon Dieu nous accorde de grâces et nous préserve de malheurs, quand nous avons le bonheur d’entendre la Sainte Messe comme il faut ? Hélas ! A quels châtiments doivent s’attendre ceux qui ne font point difficulté d’y manquer le dimanche ! D’abord ce qu’il y a de visible, c’est qu’ils périssent presque tous misérablement ; leurs biens vont en décadence, la foi abandonne leur cœur, et, par là, ils sont doublement malheureux. Mon Dieu ! Que l’homme est aveugle sous tous les rapports, pour l’âme et pour le corps ! ”

Comment la plupart des chrétiens assistent à la Sainte Messe ? “ La plupart des gens du monde n’entendent la Sainte Messe qu’en pharisiens, en mauvais larron. ” “ Parmi ceux qui furent témoins de la mort de Jésus-Christ sur la Croix, il y en avait de trois sortes : les uns ne faisaient que passer devant la Croix, sans s’arrêter et sans entrer dans les sentiments d’une véritable douleur, plus insensibles que les créatures les plus inanimées. D’autres s’approchaient du lieu du supplice et considéraient toutes les circonstances de la Passion de Jésus-Christ ; mais ce n’était que pour S’en moquer, en faire un sujet de raillerie et L’outrager par les blasphèmes les plus horribles. Enfin, un petit nombre versait des larmes amères de voir exercer tant de cruautés sur le Corps de leur Dieu et de leur Sauveur. Voyez à présent du nombre desquels vous êtes ? ” Le Curé d’Ars regrette que “ beaucoup ne viennent à la Messe que pour voir et être vus, avec un air tout dissipé, comme vous iriez dans un marché, dans une foire, un bal. Vous vous y tenez sans modestie. ” Cette attitude est due à un manque de foi ! “ Combien qui, pendant la Sainte Messe, commettent plus de péchés que pendant toute la semaine. Les uns ne pensent pas seulement au bon Dieu, d’autres parlent, tandis que leur cœur et leur esprit se noient dans l’orgueil ou le désir de plaire. Combien d’autres laissent entrer et sortir toutes les pensées et les désirs que le démon veut bien leur donner. Combien ne font point de difficulté de regarder, de tourner la tête, de rire et de causer, de dormir comme dans leur lit. Combien jugent. Que de chrétiens qui sortent de l’Eglise avec peut-être plus de trente et cinquante péchés mortels de plus que quand ils y sont entrés ! ”

La chasse actuelle ou repose le Curé d'Ars

La chasse actuelle où repose le Curé d'Ars

En définitive, le Curé d’Ars nous indique la meilleure façon d’assister à la Sainte Messe : “ Y assister et y assister bien comme il faut, en faisant trois sacrifices à Dieu : celui du corps, de l’esprit et du cœur. Notre corps, qui doit honorer Jésus-Christ par une modestie religieuse. Notre esprit, en entendant la Sainte Messe, doit se pénétrer de notre néant et de notre indignité ; évitant toutes sortes de dissipations, repoussant loin de lui les distractions. Nous Lui devons consacrer notre cœur, qui est l’offrande qui Lui est la plus agréable. ” Le Saint Curé d’Ars conclut : “ Combien nous sommes malheureux lorsque nous entendons mal la Sainte Messe, puisque nous trouvons notre réprobation là où les autres trouvent leur salut.

Prière pour l’année sacerdotale

Seigneur Jésus,

Tu as voulu donner à l’Eglise, à travers Saint Jean-Marie Vianney, une vivante image de toi-même, et une personnification de ta charité pastorale.

Aide-nous, en sa compagnie et aidés par son exemple, à bien vivre cette année sacerdotale.

Fais que nous puissions apprendre du Saint Curé d’Ars comment trouver notre joie à rester longuement devant le Saint-Sacrement ; comme ta Parole qui nous enseigne est simple et quotidienne ; avec quelle tendresse ton amour accueille les pécheurs repentis ; comme est consolant l’abandon confiant à ta Très Sainte Mère Immaculée ; comme il est nécessaire de lutter avec vigilance contre le Malin.

Fais, ô Seigneur Jésus, que nos jeunes puissent aussi apprendre de l’exemple du Saint Curé d’Ars, combien est nécessaire, humble et glorieux le ministère sacerdotal que tu veux confier à ceux qui s’ouvrent à ton appel.

Fais que dans nos communautés également – comme à Ars en ce temps-là – se réalisent ces merveilles de grâce que tu accomplis quand un prêtre sait « mettre de l’amour dans sa paroisse ».

Fais que nos familles chrétiennes se sentent chez elles dans l’église – là où tes ministres peuvent toujours être rencontrés – et sachent rendre leur maison belle comme une église.

Fais que la charité de nos pasteurs enflamme et nourrisse la charité de tous les fidèles, de sorte que toutes les vocations et tous les charismes donnés par ton Esprit Saint puissent être accueillis et valorisés.

Mais surtout, ô Seigneur Jésus, accorde-nous l’ardeur et la vérité du cœur pour que nous puissions nous adresser à ton Père Céleste, en faisant nôtres les mots mêmes que Saint Jean-Marie Vianney utilisait lorsqu’il s’adressait à lui :

« Je vous aime ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie.

Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j’aime mieux mourir en vous aimant, que de vivre un seul instant sans vous aimer.

Je vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande, c’est de vous aimer éternellement.

Mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous aime, je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.

Je vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été crucifié pour moi ;

et parce que vous me tenez ici-bas crucifié pour vous.

Mon Dieu, faites-moi la grâce de mourir en vous aimant et en sentant que je vous aime. »

AMEN

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